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On n'est vraiment adulte que quand on a pardonné à ses parents.

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 je philosophe, ce matin.... Je ne sais pas de qui est cette citation. Marcel Rufo l'a sortie hier, et je trouve qu'elle s'applique bien à ma soeur ainée... 
 
    Je regarde le dimanche après midi l'émission de Marcel Rufo, le pédopsychiatre. C'est sur la 3. Je vous la recommande. Hier, c'était sur les secrets de famille, c'était vraiment très interessant. Et puis il ne rechigne pas à faire un peu d'humour, juste ce qu'il faut, ça fait du bien... J'aime bien les émissions de psycologie, les vraie, hein. Pas Delarue....

 Une fois, je m'étais "égarée" à regarder son emission, parce que ça traitait d'un sujet qui m'interressait. C'était sur le mal être des enfants adoptés. Et j'en avais parlé à mon psy, et à la fin de la séance, il m'avait dit "faite attention, quand même de ne pas vous "delaruiser".... Je fais attention, mon canard, ne t'en fais pas... Mais mes parents, qui sont des "gengentils", eux regardent chaque jour...Et à chaque fois que je vais les voir, ils m'en parlent, et me disent "aujourd'hui, c'était tel sujet"... Alors, je leur explique.... "j'aime pas ce mec... c'est un voyeur qui se nourrit de la misère des gens, je n'aime pas ça..." Et c'est curieux, je n'ai pas du tout cette sensation avec  Marcel Rufo.. L'emission de Mireille Dumas, aussi, est un peu dans ce registre. Mais elle n'accueille que des gens celèbres, alors, ils sont déjà exposés, ça n'est pas pareil... Enfin, je n'ai pas cette impression de voyeurisme, que j'ai avec Delarue... En fait, il usurpte le rôle d'un psy, je trouve. Tout le monde ne "mérite" pas de recevoir des confidences aussi graves. Et pour donner une certaine respectabilité à son emission, il y a une psy, qui est là, et qui intervient à peine. Elle ne dit quasiment rien, et sert simplement de caution.... Alors que Marcel Rufo, lui, se mouille, et donne carrement des conseils.


 Oui, c'est un mec bien, ce monsieur.... Je vous le recommande vivement.... Si un jour j'ai des problèmes, je lui demanderai conseil.

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Version imprimable | Actualités | Le Dimanche 07/12/2008 | 14 commentaires


Commentaires

Ou le contraire

Je suis en train de lire un livre d'Alice Miller qui dit au contraire qu'on ne peut être bien que quand on a pu dire tout le mauvais ressenti qu'on a vécu en tant qu'enfant malheureux. Elle dit que pardonner à ses parents, comme ça, ce n'est pas faire la paix avec soi, c'est refuser de s'écouter...

Plus d'infos sur son site.

 


Marie | Le Lundi 08/12/2008 à 01:15 | [^] | Répondre

Re: Ou le contraire

salpiglossis "on n'est vraiment adulte que quand on a pardonné à ses parents."
 Je reconnais que cette formule, "à l'emporte pièce", comme toute citation,  doit probablement être resituée dans un contexte plus général, dans lequel precisement, son explication doit paraitre plus claire, car il est vrai que donné comme ça, elle prête à interprétations. La preuve, moi, je n'y ai pas entendu les même choses que toi.
 Moi, je comprends cette phrase de la façon suivante:
   Le pardon doit être un but vers lequel on doit tendre. Et chercher ce but à ateindre n'empêche en rien de dire à ses parents les reproches qu'ona à leur faire... Pour parler d'un cas que je connais mieux que quiconque, le mien, et celui de mes parents... Moi, j'ai toujours eu d'excellentes relations avec mes parents... La raison en est précisement que dès l'age de 15 ans, j'ai commencé à dire à ma mère les reproches que je lui faisais. Et ça dure encore.... Encore aujourd'hui, il arrive que je lui en parle...Mais je crois que le jugement qu'on porte sur nos parents n'est jamais tout blanc ou tout noir. Moi, par exemple, je suis parfaitement consciente des trésors d'amour, des bienfaits que maman m'a donné pendant toutes ces années, même si "tout était loin d 'être rose". Ma mère a toujours accepté les critiques de ses enfants.... Enfin, je le crois. Je crois que quand on fait le bilan, très tôt, de l'éducation qu'on a reçu, selon que la balance penche pour le bon, plus que pour le mauvais, le pardon vient tout de suite .... Et la relation est harmonieuse. Mais il arrive, bien sûr, malheureusement, que le bilan soit négétif....  Faut il le dire ? oui, je crois... Certains adulte réalisent à l'adolescence qu'il ont eu ce que les psys appellelent des parents "toxiques"... Il vaut mieux, dans ce cas, tourner les talons, ne plus les voir, et apprendre à vivre sans eux... Je ne sais pas comment on peut vivre sans avoir une relation saine avec ses parents. Moi, j'ai une nature très communicative. Alors, à plus forte raison, concernant les gens que j'aime, si j'ai le moindre truc à leur reprocher, ça a tendance à sortir, malgré moi. Le climat s'en trouve toujours comme allégé. Mais je crois pour en revenir à la citation, que pardonner à ses parents, ne signifie en rien qu'il faille absolument tout  pardonner... Avant le pardon, on a cette souffrance, qui bouillonne, et qui nous detruit... Après le dialogue, et le ressenti, dit, c'est comme si c'était dans un coin de mon cerveau, une chose inerte qui ne me nuit plus.... Et c'est un poids de moins que j'ai sur le coeur. Tu comprends ce que je veux dire ?... Pour moi, le pardon est un idéal de relation vers lequel on doit tendre, si possible... Mais on ne peut pas "annuler" la souffrance qui est là... Si le bilan est plus négatif que positif, il est bien evident que c'est très destructeur, et je crois que dans ce cas, il est preferable de se faire aider par un psy pour arriver à digerer cette souffrance, qui doit probablement durer encore et encore dans l'age adulte. Car le type de relation qu'on a en tant qu'enfant, avec ses parents, conditionne grandement la relation qu'on a encore avec eux, dans notre vie d'adulte...
 si je n'ai aps été assez claire, dis moi.... je ferai un effort !

 


salpiglossis | Le Lundi 08/12/2008 à 12:54 | [^] | Répondre

Je comprends ce que tu dis

Je comprends ce que tu dis mais justement, Alice Miller explique aussi qu'on ne peut pas faire un vrai travail sur notre ressenti avec un psy qui ne jure que par Freud. Elle dit que si ce n'est pas le cas, notre corps souffre car lui, sait quelles souffrances on a pu endurer (elle parle des cas d'enfants maltraités, notamment).

De plus, le pardon s'entend, à condition d'être apaisé quant aux souffrances infligées par les parents. Je peux comprendre qu'on n'est pas envie de pardonner à ses parents si ceux-là ont fait des choses irréversibles et graves.

Personnellement, je trouve le pardon très abstrait.

 


Marie | Le Lundi 08/12/2008 à 13:38 | [^] | Répondre

Re: Je comprends ce que tu dis

Tu dis que le pardon est une chose très abstraite, je suis d'accord. Il y a quelques années, j'étais allée voir un magnétiseur, car ma depression était vraiment terrible, et je ne savais plus où donner de la tête pour me trouver soulagée. Et il m'avait parlé de cette notion de pardon, qui m'a foi, me restera, je crois, toute ma vie. Quand on parle de pardon, face à quelqu'un c'est qu'on se considère comme supérieur à lui, intellectuellement. On se voit comme une victime, l'autre, comme l'agresseur. C'est normal. Mais plutôt que d'utiliser le mot de "pardon", il m'a suggéré, lui, de l'éviter, justement, pour eviter ce clivage.... Cette différence de niveau : dire à quelqu'un "je te pardonne", ça sous entend "tu es inferieur à moi, moi, je pardonne, et toi, tu es une merde". Enfin, je caricature un peu, là... Mais lui m'a proposé de voir les choses de façon plus équitable... A savoir, être en bonne relation avec l'autre... Disons que c'est le pardon, moins la condescendence.... Tu comprends ?. Et j'ai trouvé ça très interessant, car par exemple, des parents qui ont toujours battu leurs enfants. Je ne dis pas qu'ils ont eu raison, bien sûr. Mais en tant que victime de cette violence, il est de bon ton, je trouve, d'accepter d'entendre  que s'ils sont violents, c'est qu'ils ont eux même été victimes de violences quand ils étaient enfants, ce qui ne signifie qu'il faille accepter les coups portés. de toute façon, tout parent doit entendre, un jour, le jugement de ses propres enfants.... moi, à l'age que j'ai j'y suis déjà passée !.... Et c'est la troisième qui m'a fait le coup.... disons que si elle me mettait une note sur 20 je crois qu'elle me mettrait 14 ou 15... enfin, je crois.... Elle m'avait dit "vous avez tout bien fait, vraiment.... Mais il n'y a qu'un truc, là, que j'ai pas compris... Cette histoire d' éducation religieuse, là, le cathé, vraiment, c'était  du n'importe quoi"
 . Et on en avait rigolé... Bon, je lui payais le resto, elle pouvait pas me descendre complétement non plus.... (je plaisante).

 


Anonyme | Le Lundi 08/12/2008 à 21:43 | [^] | Répondre

Re: Je comprends ce que tu dis

 J'ai oublié un truc. tu dis que la psy dont tu parles considère que tu ne peux pas faire face à cette situation avec un psy freudien. personnellement, moi, le premier psy était le bon, au bon moment, et je considère que savoir s'il était freudien ou la canien était le cadet de mes soucis. le plus important était qu'il sache m'écouter, et me donne rle change. c'est là tout ce qu'un patient est en droit d'attendre d'un psy, c'est à dire une écoute ors pair. Enfin, c'est mon avis. Disons que moi, je crois dur comme fer à LA rencontre, et au feeling. Bien plus qu'à des théories sur la psyco.

 


Anonyme | Le Lundi 08/12/2008 à 21:48 | [^] | Répondre

Choisir son psy

Bien sûr, c'est une histoire humaine. Un psy doit être celui que l'on attend.  Mais justement, il est bon de pouvoir lui demander comment il travaille. L'écoute, c'est bien, mais franchement, que l'écoute, moi, ça me lasse. J'ai besoin d'un échange pour avoir une bonne idée de moi-même...

Quant au pardon, je ne sais pas. C'est très judéo-chrétien. On peut d'un point de vue purement théorique comprendre que ses parents maltraitants ont été avant nous maltraités. Mais je pense que ce n'est pas forcément à la victime d'assumer ça. Il y a d'autres personnes qui peuvent le faire. Sinon, on lui demande de faire le boulot de plusieurs générations !

Non, quand on a été victime, on doit s'occuper de soi et trouver quelqu'un qui (je m'en fous de savoir si c'est un freudien ou pas... quoi que) accompagne, qui ne fait pas qu'écouter mais qui aide à se relever et à faire des choix. Et à mon avis, ça demande déjà pas mal de temps et d'énergie. Alors si en plus on doit s'occuper de des parents et de ceux qui ont été là avant, on ne s'en sort plus !

Moi, j'aime penser qu'on a le droit de dire : vous avez été de mauvais parents pour moi mais je vous laisse être des grands-parents, si avec mes enfants vous respectez mes choix. Pardonner ne doit revenir à dire : vous avez été mauvais mais ce n'est pas grave. Parce que si, justement, c'est grave !

Et en tous cas, qu'on l'appelle pardon ou paix avec soi-même, je suis sûre que pour trouver un bon terrain d'entente avec celui qui a blessé ou maltraité, il faut d'abord que lui prenne conscience de la gravité du problème et qu'il puisse l'exprimer à la victime...

Je ne parle pas des choix d'éducation, comme le cathé, bien sûr, mais vraiment des cas de maltraitance avérée.

 


Marie | Le Mardi 09/12/2008 à 12:51 | [^] | Répondre

Re: Choisir son psy

salpiglossis  Oui, oui, bien sûr. Je suis d'accord avec toi.... Il est evident qu'ils doivent avoir conscience que d'avoir battu leurs enfants, est une chose grave. Mais moi, j'ai le cas dans ma famille, et la grand mère qui reste, qui pourtant, elle n'était pas la maltraitante (c'était plutôt le père) et bien, leurs enfants la laissent à l'écart... En fait, dans la réalité, je crois que que la tendresse et l'amour sont les seuls bon guides qui puissent donner envie de maintenir de bons rapports. Quand à devoir assumer les souffrances des générations antérieures même si on s'en defend, je suis persuadée, moi, qu'on les assume, bien involontairement, de toute façon...  Ca se passe dans l'inconscient, bien sûr... En fait, la psycothérapie aide à mieux soutenir son fardeau, on a les épaules beaucoup plus fortes, mais le fardeau, c'est tujours  nous qui le portons.... Mais c'est tellement plus confortable avec les épaules derambo !

 


salpiglossis | Le Mardi 09/12/2008 à 13:27 | [^] | Répondre

Re: Choisir son psy

Avec des épaules de Rambo, on n'a même pas besoin de psy !

Pour rebondir sur ce que tu as dit, je pense aussi que c'est chacun qui peut juger de ce qui est bien... La grand-mère dont tu parles est attachante, maintenant, certainement, et on peut penser que c'est injuste de la mettre de côté.

Mais on peut aussi penser l'inverse. Je connaîs quelqu'un qui a choisi de ne plus voir sa mère. Elle n'était pas le bourreau mais elle a tout laissé faire... Cette personne considère qu'elle n'a pas rempli le rôle premier des parents : la protection.

 


Marie | Le Mardi 09/12/2008 à 14:38 | [^] | Répondre

Re: Choisir son psy

salpiglossis Voilà, c'est exactement ça... Une maman qui voit le père tabasser ses enfants, elle ne doit pas rester les deux pieds dans le même sabot.... C'est curieux, moi, quand je pense à ma mère, et pourtant, Dieu sait qu'avec son travail, et la quantité des soucis incommensurables qu'elle avait, ce devait être bien compliqué. Mais j'ai le souvenir d'une maman tendre, bien que rien de precis ne me sois resté.. Je le sais, quoi... Je le sais "instinctivement". Tu imagines ? Un enfant qui prend des coups, puis la maman à côté, impassible, inerte. Ce doit être affreux...  Elle ne peut paraitre que coupable, si elle ne bouge pas.

 


salpiglossis | Le Mardi 09/12/2008 à 15:05 | [^] | Répondre

Re: Choisir son psy

Elle ne fait pas que paraître. Elle l'est. Sauf si elle finit par partir.

 


Marie | Le Mardi 09/12/2008 à 15:17 | [^] | Répondre

réponse

Je viens d'entendre Marcel Ruffo reprendre cette citation et l'attribuer à Goethe...

 


ecoute | Le Samedi 24/11/2012 à 04:07 | [^] | Répondre

réponse

Je viens d'entendre Marcel Ruffo reprendre cette citation et l'attribuer à Goethe...

 


ecoute | Le Samedi 24/11/2012 à 04:07 | [^] | Répondre

Re: réponse

salpiglossis Bonjour, mais de quelle citation, parle tu, exactement ?.....
RV cet après midi, à la Bastille, à 14H30. OK ?

 


salpiglossis | Le Samedi 24/11/2012 à 11:21 | [^] | Répondre

Re: réponse

salpiglossis Oui oui, bien sûr, excuse moi, je suis arrivée sur ton commentaire, sans a voir revu, le titre de l'article. Désolée !

 


salpiglossis | Le Samedi 24/11/2012 à 11:23 | [^] | Répondre

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