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Première rencontre, au "Fou du Roi", Sur France Inter.

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Et bien oui, comme pour tous les couples, il y eut une première fois, c'était il y a bien longtemps, d'ailleurs, là, dix ans après, j'ai la voix toute chevrotante, je marche avec un déambulateur, sur lequel bien sûr, j'ai collé des fleurs en synthétique.

Oui, je sais, il y a dix ans, j'étais la première, à dire que je détestais ça, mais avec mon arthrose, qui me coince les phalanges, de la main droite, et du pied gauche, celui là même avec une telle allegresse, j'ai donné tant de coup de pied au cul, soit dit en passant, je ne me deplace plus guère, qu'en déambulateur...

Et oui, malgré ma renommée interplanétaire, figurez vous que je n'ai pas encore trouvé, le génial inventeur, qui non de Dieu de bordel de merde, arrivera à me le motoriser !

Mais enfin, je m'éloigne.....

Il y a dix ans donc. Je ne vous raconterai pas, ici, au moins, les circonstances, plutôt fortement douloureuses, pour lesquelles, j'ai commencé, un jour, à écrire à Thomas, parce que ça n'est vraiment drôle... Et que cet après midi, j'ai envie, moi, de m'amuser.

Je dirai donc, simplement, que j'allais extrêmement mal, et que le fait, d'écouter ses chanson, me transportait, moi, dans une "bulle de flipper" protectrice, qui me permettait de m'évader de ma souffrance....

Ayant moi, été Artiste, quand j'étais ado, je me suis simplement mise à sa place, et ai pensé, que lui, probablement, serait intérressé, par le fait que je lui explique celà....

La première lettre, quelques lignes, pour me présenter, j'ai un souvenir très précis, de ce moment de ma vie, où mon compléxe d'infériorité intellectuel, n'avait d'autre choix, que de se laisser dévorer, littéralement, par mon envie de vivre, et de ne pas sombrer.

Mon instinct, lui avait désigné Thomas Fersen, comme étant LE personnage, seul, digne, de relever ce défit, il n'aurait donc, absolument pas le choix.

Bien sûr, au début, je n'en menais pas large, les lettres, à intervalles assez régulier, étaient cependant de plus en plus longues, et j'en avais conscience.

Mais ce dont j'avais moi, surtout, parfaitement conscience, c'était du soulagement, absolument évident, que de lui écrire, à lui, pouvait me procurer.

Aussi, en bien mauvaise posture, psychologiquement, je ne me posais donc, aucune question, sur le bien fondé, de ma démarche, et passais à l'acte, aussi souvent, que mon désir, lui, me le faisait sa voir.

Puis au bout de trois mois, environ, un de mes copains, me dit la chose suivante.
"THOMAS FERSEN, sort un nouveau disque", c'est dans les Inrocks, ce mois ci".

J'étais moi tellement faible, et tellement chancelante, je dois dire, que bien que ne faisant que suivre mon instinct et malgré tout, parfaitement consciente, de l'aspect "ors normes", de cette relation, mon émotion, était terrifiante, aussi, je me gardais bien d'en parler à qui que ce soit.

Mon psy, bien sûr, quasiment, était le seul, à savoir, ainsi que mes filles, et mon mari.

Le jour J, arriva. Je me souviens fort bien. J'étais allée à CARREFOUR acheter la galettes, non pas aux lardons, version, quiche Lorraine, puisque le fond de la photo, était en partie façon papier charcuterie, mais en carton, de belle qualité, avec mon cher petit Thomas, posant, pour "pièce montée des grand jour".

Je ne vous embarque pas, dans le ressenti, pour ce disque, parce que ça serait trop long, et puis un peu ennuyeux, aussi, pour vous, peut être ?

Mais bien sûr, il y eut, la promo.
Thomas, fit très attention, à ce qu'en aucune manière, ni mon nom, ni mon existence, pourtant prépondérante, dans l'intimité de sa création, ne soit cité, et ceci, pour diverses raisons.

- D'une part, avoir une Muse, aussi "particulière", pour lui, et de façon aussi omniprésente, est assez rare, je crois, pour que lui, se pose un certain nombre de questions, aussi étrange que ça puisse paraitre, comme une relation, qui se serait soit envenimée, ou plus très satisfaisante, par la suite, avec des demandes de droit d'auteur, ou que sais je, qu'un mari, un peu jaloux, par exemple, aurait pu être tenté, de demander, ou plutôt d'inciter, à me demander à lui...

Oui, je sais, ça doit surprendre de m'entendre moi, tenir de tels propos... Mais enfin, pour information, j'étais mariée, et voir un chanteur, squatter gentiment le coeur de son épouse, " mère de ses trois filles", aurait été susceptible, de poser quelques problèmes, sur le pan psychologique.

Ce qui arriva, bien sûr, quelques années plus tard.

Enfin, ce que je veux dire, c'est que les précautions, comme le peu d'interviews, qu'il ait données, à cette époque n'avait pour but, autant que de me protéger moi, en temps que patiente,(il tait mon thérapeute artistique) que de le protéger, lui, en temps qu'artiste, et je comprenais, moi, ça, fort bien.

Quoi qu'il en soit, un minimum de promo s'imposait, malgré tout, et ce fût au "fou du Roi", de Stéphane Bern....à FRANCE INTER.

Voici l'émission.... ?

Ce qui moi, rétrospectivement, me fit beaucoup rigoler, ensuite, c'était de voir, comment Thomas, se debrouillait, fort habilement, je dois dire, pour taire la vérité, c'est à dire, la véritable génése, des chansons, pour nous protéger, tous les deux....

Entre Stéphane Bern, qui avec sa réputation, de coureur de couronnes (non non,ça ne signifie absolument qu'il court tout nu, dans les rue, pour ramasser les pièces de monnaie, qu'on lui jette du haut des fenêtres), et Stéphane Guillon, qui lui, bien sûr, pervers comme je le connais, n'avait pas résisté, au désir, de faire, un truc graveleux, sur soit le cunnilingus, ou la fellation, je dois dire, que d'imaginer, le pauvre Thomas, en train de voir se débattre, tout en ménageant "la chévre et le chou", était pour moi, un véritable délice.....

Je dois encore avoir l'émission d'ailleurs, sur une cassette audio, il me semble.....

Quoi qu'il en soit, j'avais moi, décidé, d'y être présente, pour rencontrer Thomas.

Quand mon spy, à l'époque, apprit celà, il était fort inquiet, connaissant aussi bien que Thomas, l'état de délabrement, psychique qui était le mien, et ayant tous les deux, tout à fait conscience, que comme on dit, chez les bâtisseurs de cathédrales "tout était à refaire".

Ayant quelques prédispositions, pour fricoter aussi, avec la franc maçonnerie, vous me pardonnerez, je vous prie, cette métaphore, quelques peu provocante, par son côté ambitieux.

Mais enfin, si je ne suis pas ambitieuse pour moi même qui le sera ? C'est tout moi, ça, que d'avoir les ambitions, inversement proportionnelles, a mon compte en banque... Mais je dirai qu'on a les rêves qu'on se donne, à plus forte raison, quand ça ne coûte rien !

Quoi qu'il en soit, mon spy, donc, me donna le feu vert, à la seule condition, que je sois accompagnée. Il est vrai, que ma confiance en Thomas, était totale et absolue, mais il restait l'hypothèse selon laquelle pour une raison, ou bien une autre, pas nécessairement, venant de thomas, d'ailleurs, les choses ne se soient pas passées, comme prévu, et je me serai retrouvée, moi, en très grande difficulté, sans aucun soutien, psychologique, et loin de chez moi.

Mon mari, alors, accepta, de m'accompagner, et à la fin de l'émission, comme tout le monde je fis la queue, pour lui parler.

Je lui dis bonjour, et sa réaction, à mon égart, me fait encore rigoler, quand j'y repense, quand il me dit "oui, oui, bien sûr, effectivement, de Normandie, effectivement, oui, j'ai bien vu passer ça, oui oui".....
alors, je lui dis "mais né dans une rose, c'est bien de moi, dont il s'agit"...

Il prit alors, une air faussement étonné, puis s'excusant, quasiment me dit "ha non non non, vraiment je suis désolé, mais non"....
Je repartais, je serai tentée de dire "la queue entre les jambes", j'avais versé trois larmes, à peine, en deux minutes...

Puis je me dis intérieurement. "Le pauvre, ça doit être chiant, de devoir nier comme ça".
Du coup, je stoppais, vraiment, de le croire, absolument certaine, moi, d'en être l'inspiratrice.

Mon mari, m'offrit le restaurant, et on en parlât, puis lui, qui a toujours été un cartésien, pur et dur, parfaitement étranger, à la moindre démarche artistique, me dit la chose suivante:

"Ecoute, Françoise, imagine un peu, que tu sois réellement, son inspiratrice... Dans cette hypothèse, il est absolument logique, et tout à fait cohérent, précisément, qu'il ait choisi, de ne pas te le dire.

Tu imagines, à quel point, ça aurait été gênant, pour lui, de te l'avouer ? Allons, c'est absolument impossible, et inenvisageable".
Et bien j'étais moi, complétement sur le cul, que mon mari, ait réagi, ainsi, lui, qui avait toujours été si cartésien que celà, et aussi, authentique....

Au retour, à la maison, non pas le jour même.... Je ne sais plus, quelques jours, ensuite, ou bien le lendemain. Je ne savais plus trop comment gérer ce qui m'arrivait, tellement c'était lourd, à porter, psychologiquement, pour moi, vu mon état.

Alors, je demandais moi, à pouvoir le rencontrer. J'appelais, chez Tôt ou tard.
Elles me dirent bien sûr, que c'était impossible, j'argumentais, j'expliquais, à quel point j'allais mal, je pensais, moi, que de le rencontrer, serait positif.

Et d'un ton plus que ferme et carrément répétitif, et plus qu'appuyé, on me dit ceci.....
chez nous ici, le courrier, va vite...
Je continuais, j'argumentais.
Oui, chez nous le courrier va vite.
Je continuais.
Oui, mais on vous assure, que quand quelqu'un écrit, le courrier va mais alors, vraiment très très vite.
au bout de la troisième fois, je compris, ce qu'il me restait à faire, je repris lors, mon habitude, écrire à Thomas, à chaque fois, que j'en avais envie, et suivre mon instinct.

Par contre, je n'ai pas de nouvelles récentes, de "Tôt ou Tard", je ne sais pas encore, si le renouveau, de la chanson française, dont Thomas et moi, sommes en grande partie responsables, a poussé le gouvernement à faire fusionner "Tôt ou Tard", avec la Poste !

Je sais juste que Vincent Frérebeau, et son équipe, ont toujours été fidèles au "Poste", pour le pire et le meilleurs, d'ailleurs, quand Thomas en avait besoin, dans le but de faire le nécessaire, pour que "Toit ou Tard", mon éclosion elle, puisse se faire.

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Version imprimable | Actualités | Le Dimanche 17/03/2013 | 0 commentaires



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